Une église transformée en centre commercial

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Publié le 11 avril 2011 par Mathias


VANDOEUVRE-LES-NANCY – Une église catholique de Vandoeuvre-lès-Nancy (Meurthe-et-Moselle) construite dans les années 60 va être vendue à un promoteur immobilier qui veut en faire un centre commercial, « une procédure extrêmement rare », a-t-on appris vendredi du diocèse de Nancy-Toul.

« Nous avons mise en vente cette église Saint-François d’Assises en 2007, car il y a eu une évolution de la pratique et du quartier: aujourd’hui, seule une petite centaine de fidèles s’y rendent, alors qu’elle peut accueillir plus de 700 personnes », a expliqué à l’AFP l’économe du diocèse, Michel Petitdemange.

Ni la commune, ni la communauté urbaine du Grand Nancy ne souhaitant reprendre l’édifice, un promoteur a acheté l’ensemble pour 1,3 million d’euros. Le diocèse s’est toutefois assuré que le projet commercial ne concernait « ni un bar, ni une salle de jeux, ni un commerce illicite du corps ou de l’esprit », a souligné l’économe.

L’édifice de béton avait été construit dans les années 60 par Henri Prouvé, frère du célèbre architecte Jean Prouvé, lorsque l’agglomération de Nancy s’est étendue.

« Les nouveaux propriétaires se sont d’ailleurs attachés les services du petit-fils Prouvé pour respecter l’esprit » du lieu de culte, a précisé M. Petitdemange.

La vente d’églises catholiques demeure « extrêmement rare, exceptionnelle » en France, selon l’économe.

« D’une part, cela ne peut concerner que des édifices construits après 1905, ensuite il faut avoir un certain courage et un sens de la rationalité que de nombreux diocèses n’ont pas », a-t-il constaté, alors qu’une autre église du diocèse, à Mont-Saint-Martin, est également à vendre.

Les fidèles de Saint-François d’Assises pourront toutefois continuer à se rendre dans la chapelle attenante au bâtiment pendant quelques mois, l’ensemble n’étant pas encore désacralisé.

« Evidemment, un certain nombre de paroissiens sont amers car ils l’ont construite, s’y sont mariés, y ont baptisés leurs enfants. Mais il faut s’adapter. Ca n’est pas pour autant mortifère », a souligné M. Petitdemange.

Source : AFP

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